En Octobre 2012, des chercheurs québécois d'origine haïtiens Lionel Audant, philosophe et linguiste, et Pascal Audant, ingénieur en informatique, ont visité le campus de Pelotas - Visconde da Graça de l'Institut Federal de l'État du Rio Grande do Sul (Brésil) à l'invitation du professeur Dr. Raymundo Ferreira Filho. Le mois dernier, ils ont participé au symposium des professeurs de sciences et de mathématiques de l’État du Rio Grande do Sul. Ils ont exposé une nouvelle façon d'apprendre grâce à une méthode multimédia basée sur l’image. Ils ont présenté un logiciel qui applique cette méthode appelée «U|Slic» (Universal Language Communication Interactive System). Au début octobre, ils ont participé au 1er Séminaire national: «Science, Technologie et Innovation : l'élargissement des possibilités de développement : Inclusion, Accessibilité et développement social». Cette fois-ci, ils ont présenté «U|slic» comme un outil pour l'enseignement du portugais aux sourds grâce à l'utilisation de Libras, langue brésilienne des signes. Ils ont également visité d'autres régions du Brésil. À Brasilia, les chercheurs et le professeur Dr. Raymundo Ferreira Filho ont rencontré Leandro da Costa Filho, du Secrétariat à l’Éducation de Base du Ministère de l’Éducation. Il s’est dégagé un intérêt commun pour mettre en place, sous l'égide de l’Institut Fédéral du Rio Grande Sul, Campus Pelotas- Visconde da Graça, un protocole de coopération entre Haïti et le Brésil pour le développement et la mise en œuvre d’«U | Slic» pour une éducation intégrale dans des écoles indiquées par le Ministère de l’Éducation du Brésil. Ceci devrait contribuer aussi à améliorer l'accessibilité et l'inclusion des personnes ayant des besoins spéciaux, en particulier dans la communauté des Sourds. Raymundo Ferreira Filho Professeur et chercheur à l’IFSUL

Mercredi, 30 Novembre 2011 15:39

Les inégalités sociales s'accentuent Dépublier

LES INÉGALITÉS SOCIALES S’ACCENTUENT… Le dernier ouvrage de l’OCDE sur les perspectives de développement mondial met l’accent sur les décalages sociaux, notamment dans des économies émergentes pourtant en pleine expansion. Les inégalités sociales s’accentuent partout dans le monde. Pourquoi ? Les réponses économiques et politiques, malgré les nombreuses analyses statistiques qui démontrent cet écart grandissant entre riches et pauvres n’arrivent pas à atténuer les effets scandaleux de la paupérisation des pauvres. L’OCDE exhorte encore les pays émergents à profiter de leur croissance pour promouvoir des actions ambitieuses en faveur de la cohésion sociale. Ce n’est pas la première fois que l’on entend pareille exhortation. Et pourtant, rien n’y fait. Le chemin de l’inégalité se poursuit et s’élargit au fur et à mesure que le progrès technologique lui fournit les instruments de sa démesure. Au fond, pauvres et riches forment un couple de causalités inséparables. Si les pauvres sont pauvres, c’est parce qu’il y a des riches trop riches. Mieux répartir la richesse, telle serait la solution équitable pour enrayer le fléau des inégalités sociales. Solution à la fois économique et politique certes. Mais si la solution est sociale, la cause du problème est plus profonde et c’est à cette cause qu’il faudrait s’attaquer pour rendre la solution sociale viable. Quelle serait donc la cause des inégalités sociales ? Dans son célèbre discours sur l’Origine et le fondement des inégalités parmi les hommes, Rousseau distingue l’inégalité naturelle entre les animaux par exemple et les inégalités sociales entre les hommes. La première inégalité comme son nom l’indique est naturelle. La seconde ne l’est plus. Elle est l’œuvre de l’Homme lui-même dans l’édification de sa société. La cause des inégalités doit donc être cherchée dans la culture elle-même, ou du moins dans ses origines profondes. Elle relève de l’anthropologie culturelle. Notre perspective à Unima est assez singulière sur ce point. Se basant sur les travaux de l’anthropologue Leroi-Gourhan et sur la découverte d’un nouveau principe d’ordonnancement du mouvement cosmique , Unima propose une autre explication sur la persistance de la violence et des inégalités dans la culture. Le cycle de l’évolution cosmique qui a conduit à l’émergence de l’Humanité a favorisé une première libération neurologique de la «pensée symbolique». Sous la pression des nécessités vitales, les principes de la sélection naturelle qui gèrent les mécanismes instinctuels des comportements animaux ont été écartés au profit de règles de conduite sociale, inscrites désormais dans de nouveaux sillons neurologiques du cerveau. Cependant les pulsions du corps sont restées prisonnières de l’animalité sauvage et les formes perceptives liées aux formes animées de l’intuition imaginative et sensible se sont perdues dans les dédales de l’abstraction. Le projet d’Unima vise à restituer dans la représentation humaine ces formes animées de l’intuition imaginative et esthétique afin de permettre aux pulsions du corps de se libérer à leur tour des résidus de l’animalité sauvage qui persistent encore dans la culture. Cependant, cette seconde libération ne peut être que l’œuvre de la liberté et de l’éducation sociale s’appuyant cette fois-ci sur la raison universelle. C’est pourquoi, Unima propose un nouvel outil d’apprentissage par animation U|slic dont la première fonction est de faciliter l’apprentissage de notions abstraites, mais dont le but final est de jeter les bases de corpus d’animations harmonisés pour l’émergence d’un langage universel de communication transculturelle. L’espèce humaine dans sa vocation cosmique d’universalité et de socialité sera enfin réalisée et comme le dit le poète «tous les hommes deviendront frères…». Mais, pour Unima, il ne s’agit pas d’un poème, mais d’une technologie
Lundi, 14 Novembre 2011 00:41

La nouvelle école de la révolution informatique. Dépublier

De plus en plus d’universités offrent des cours virtuels à une clientèle qui ne fréquent plus les locaux de la tradition académique. Économie d’espace certes, économie financière certainement, mais surtout nouvelle économie du savoir, par la capacité qu’a l’école informatique de rejoindre en même temps des milliers d’usagers répartis dans des lieux divers de la planète. Nous rentrons dans une ère de démocratisation ou de socialisation du savoir.

Il faut réfléchir.

En effet, la plupart des analyses sur l’enseignement à distance ne remettent pas en question le système de connaissance sur lequel repose l'école traditionnelle depuis les Grecs, il y a vingt cinq siècles environ. C'est comme si le nouvel outil informatique et ses dérivés suffisaient à bouleverser l'ordre économico social, culturel et éducationnel.

À notre avis, c'est peut-être l'inverse. Ce sont des tendances mutationnelles profondes, en attente depuis les origines de l'Humanité qui remontent à la surface. La rupture didactique en cours s'inscrit dans cette mouvance mutationnelle. Et la machine en est l'instrument.

Ce qui se passe : c'est la fin d'un cycle d'apprentissage qui avait fait de la raison la mesure de toute chose et de l’école un haut lieu d’apprentissage du savoir rationnel. L'apprentissage par notions, concepts et textes arrive en bout de piste. L'intuition et l'imagination jusqu'ici restée cloîtrée en dehors des murs du savoir de la raison impériale remontent en puissance.

C'est de cela dont il s'agit aussi. Il faut donc montrer en quoi la nouvelle école de la révolution informatique annonce l’émergence d’un nouveau type de savoir. Celui-ci n’écarte pas les acquis de l’enseignement traditionnel, mais vient ajouter un nouveau cycle de savoir qui cette fois-ci s’adresse à l’intuition imaginative et qui démocratise en même temps l’enseignement.

Ce n’est pas un effacement, mais un dépassement, une sorte d’accomplissement de ce qui était en attente depuis les origines. En effet, les premiers humains auraient bien voulu représenter la réalité telle qu’elle se déroulait dans leur esprit, mais aussi telle qu’elle se déroulait devant eux. Mais ils ne disposaient d’aucun outil capable d’animer le mouvement des choses. Il leur a donc fallu renoncer à ce mode de représentation et s’en tenir à des formes statiques, symboliques et abstraites qui pouvaient contenir en elles-mêmes la dynamique du mouvement. Le moment historique tant attendu est arrivé. Trois cent mille (300,000) ans d’attente sont en train de remonter à la surface.

L’Humanité peut disposer enfin d’un outil capable de reproduire à la fois les formes statiques d’un texte, lieu d’expression de la raison conceptuelle et d’animer des images afin de stimuler les capacités de représentation de l’intuition imaginative. Il est donc possible maintenant de conjuguer ces deux modes de représentation Raison - Imagination en faisant correspondre les énoncés discursifs du texte avec des séquences d’images animées représentant les idées du texte.

C’est ce que nous appelons : l’apprentissage par animation. L’image animée n’est pas une image filmique. Car le sens de cette image lui est donné par le concept qui l’anime. C'est cela le projet d’Unima Logiciel : mettre à jour les prémisses de ce nouveau mode d'apprentissage : l'apprentissage par animation.

Lionel Audant V.P. Recherche Unima Logiciel